"Lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses: premièrement, rien; deuxièmement, des remerciements." (Robert Baden-Powell)
"La santé se mesure à l'amour du matin." (Henry David Thoreau)
"Tout ce qui a un prix est sans valeur." (Friedrich Nietzsche)
"En tuant le temps on blesse l'éternité." (Henry David Thoreau)
"Cet enfant, qui boit dans le creux de sa main, m'apprend que je conserve encore du superflu." (Diogène de Sinope)
"Diogène de Sinope lézarde au soleil de Corinthe, auprès du Cranéion, quand Alexandre le Grand l'aborde et lui dit, grand seigneur : Demande-moi ce que tu veux... Ce à quoi Diogène répond : Ôte-toi de mon soleil." (Diogène Laërce)
En 2009, lors de ma traversée des Alpes à vélo, j'ai fait de très belles rencontres.
Après avoir grimpé le Col du Glandon (1924m) et le Col de la Madeleine (1993m ou 2000m selon les sources), j'ai terminé ma
première journée du côté de Bourg Saint Maurice. J'ai dormi dans un grand hôtel tout vide, plutôt bon marché: 20 euros la nuit. En bon pacha, j'avais tout l'étage pour moi tout seul. Bref, après
une première journée de grand soleil, le ciel s'est couvert dans la nuit; et le lendemain, je suis parti à la conquête du Col du Petit Saint Bernard (2188m) sous la pluie.
Peu avant le sommet, j'ai croisé un cycliste breton, je lui racontais mon projet de rouler plusieurs jours dans les Alpes:
j'étais tout excité! Il faisait 8°C, et on ne voyait pas grand chose, mais j'étais heureux, car le Col du Petit Saint Bernard est situé à la frontière entre la France et l'Italie. Je changeais de
pays!

Après une longue descente jusqu'à Aoste, j'ai retrouvé le soleil, la chaleur, et l'Italie!
Il y avait beaucoup de neige dans les derniers kilomètres du Col du Grand Saint Bernard (2473m). Je garde un très beau
souvenir dans cette belle ascension. La nature est belle et sauvage dans ce secteur.
Au sommet, frontière entre l'Italie et la Suisse, le lac commençait à dégeler. C'était la première fois que j'allais en
Suisse à vélo. Puis, je suis descendu dans la vallée. Plein d'émotions, j'ai échangé quelques euros contre des francs suisses. A Martigny, j'ai trouvé une petite chambre.
Le troisième jour, après de nombreux kilomètres dans la vallée (et quelques déboires mécaniques), je me suis attaqué aux pentes du Nufenenpass. Près d'un petit torrent, je me souviens avoir vu des petites marmottes qui jouaient ensemble à se rouler dans l'herbe. Le ciel était gris, mais il y avait de grands murs de neige, très peu de voitures: bref, j'étais ravi.