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  • : Blog de Matthieu Stelvio, initiateur de la pétition Non au Passage du Tour de France au Col de Sarenne. N'hésitez pas à me contacter.
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Hors temps

"Lorsqu'on quitte un lieu de bivouac, prendre soin de laisser deux choses: premièrement, rien; deuxièmement, des remerciements." (Robert Baden-Powell)

"La santé se mesure à l'amour du matin." (Henry David Thoreau)

"Tout ce qui a un prix est sans valeur." (Friedrich Nietzsche)

"En tuant le temps on blesse l'éternité." (Henry David Thoreau)

"Cet enfant, qui boit dans le creux de sa main, m'apprend que je conserve encore du superflu." (Diogène de Sinope)

"Diogène de Sinope lézarde au soleil de Corinthe, auprès du Cranéion, quand Alexandre le Grand l'aborde et lui dit, grand seigneur : Demande-moi ce que tu veux... Ce à quoi Diogène répond : Ôte-toi de mon soleil." (Diogène Laërce)

Samedi 18 février 2012 6 18 /02 /Fév /2012 00:05

Arrivé à Airolo, avant de m'endormir, je regarde la carte. Je ne sais pas où aller, beaucoup de cols me tentent. Je me réveille sous un grand ciel bleu. Il n'y a pas une minute à perdre, je me décide en deux temps trois mouvements pour le Passo San Gottardo (2091m). Belle surprise: la route menant au col est entiérement pavée! Quel charme!

Je roule une petite centaine de kilomètres avec un gentil suisse. Il me parle des montagnes, de St Moritz, sa ville natale. A l'Oberalpass, je suis surpris de voir un chemin de fer... à 2046m!

Par la suite, je bifurque vers la route très tranquille de l'Ospizio del Lucomagno (1920m). Dans le petit village d'Olivone, je m'arrête pour boire une petite limonade.

Le cinquième jour, je quitte une petite auberge au pied du Passo San Bernardino. L'ascension est très longue, et je commence à ressentir un peu de fatigue, mais la beauté des paysages me réconforte.

J'enchaîne avec le Splugenpass (2113m), et m'arrête pour manger mon petit sandwich au bord d'un grand lac perdu au milieu des montagnes blanches. Le Majolapass (1815m) ne m'a pas laissé un bon souvenir, trop de voitures à mon goût. Je termine ma soirée dans une petite auberge sous le Passo del Bernina (2300m). Je suis ravi de dormir à plus de 2000m! Ah là là, je ne connaissais pas encore le plaisir de bivouaquer en pleine nature, loin des routes, et si près des ravissants bouquetins et de mes biens-aimées petites marmottes...


Sixième jour: le ciel est gris, je me sens triste, mais heureusement, quelques murs de neige sont là pour me distraire. Je franchis quelques cols qui s'enchaînent très facilement: le Forcola di Livigno (2315m), le Passo Eira (2208m), puis le Passo Foscagno (2291m). Puis, j'arrive à Bormio (1100m) au pied d'un col auquel je rêve depuis très longtemps: le Stelvio. Pour l'occasion, je m'offre une petite pizza artisanale sur la place du village, face à une église toute rose ou peut-être orange. J'ai vraiment le sentiment d'être au coeur de l'Italie.

Au sommet du Passo Stelvio (2760m), j'ai un problème avec mes chaussures de vélo. Mes fixations sont usées et ne rentrent plus dans les pédales. Il faut que je les enlève et que je les change, mais les pas de visses sont trop abimés, et je ne peux plus les enlever. Le vendeur de saucisses du Passo Stelvio vient à mon aide, il sort une grosse pince, on ne s'en sort pas, mais heureusement, ils appellent ses amis; et à quatre, on finit par venir à bout de mes fixations après un bon quart d'heure de dur labeur. Je mets ma nouvelle paire de fixations, puis repars, de la Cima Coppi, serein et victorieux.


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